À l’aube de la quarantaine, Nadir revient auprès des siens en quête d’apaisement. Mais le quartier de son enfance n’est plus le même : la précarité s’est installée, les tensions se sont accrues, certains se sont radicalisés. Face à une famille fragilisée et à un père mourant, il vacille peu à peu.

Avec pudeur et lucidité, la pièce explore les questions qui traversent ces familles en quête de repères : l’identité, la religion, la place des femmes, le poids des traditions. Entre un père tourné vers le pays d’origine et un fils, Nadir, résolument ancré ici, se dessine un écart.

Ce vertige prend ici, à travers l’écriture de Nasser Djemaï, la forme d’une odyssée intime et onirique dans ces familles orphelines de leur propre histoire.

Je me demande si ça existe les familles normales ?

Nasser Djemaï
  • © Christophe Raynaud de Lage
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