Habituée aux chapiteaux et aux yourtes (on se souvient d’Un soir chez Boris accueilli en 2025), la Compagnie d’un Ours relève cette fois un défi inédit : faire entrer son cirque sur la scène d’un théâtre. Un pari audacieux, et sans doute débordant, quand on connaît l’énergie d’Olivier Debelhoir.
Équilibriste à la parole affûtée, il revendique un cirque « bavard », porté par un texte précis et ciselé, dont l’écriture cherche elle aussi le vertige.
Dans La vie de ma mère, il sera question d’ériger une montagne, de frôler le précipice, et d’inventer, sous nos yeux, une ligne de vie. Un spectacle inventif et débridé avec trois fois rien qui se fabrique en direct, entre prouesses, bouts de bois et piano, pour une aventure aussi folle que jubilatoire, où chacun trouve sa place… à ses rires et périls.